Captain America Legacy Film (VF)







Ben Ryan alias le Capitaine America face à une mur de brique avec un trou dedans dans le chef d'œuvre edwoodien "Captain America Legacy Film".




En primeur mondiale et dans un français approximatif, voici la traduction du plus grand court-métrage du 21ième siècle :

Captain America Legacy Film.

Entièrement écrit, réalisé, filmé, produit et interprété
par Ben Ryan.
(À l'exception des images d'archives de la deuxième guerre mondiale et de la trame musicale.)

"Dédié aux enfants du monde entier, à nos héroïques vétérans et braves soldats, et à mes grands-pères vétérans de la deuxième guerre mondiale Bill et Benny."

Sur fond d'images d'archives de la deuxième guerre mondiale un narrateur nous raconte son histoire.

NARRATEUR
C'était en début de 1944. J'étais allé seul en Afrique du Nord après avoir appris que Hitler y avait dépêché deux de ses plus hauts gradés pour y tester une technologie que l'on croyais encore plus puissante que notre bombe atomique et qui n'était pas de ce monde. Les Nazis avaient été défait en Afrique du Nord plus tôt mais ceci était leur chance de revenir en force et d'établir une nouvelle zone de domination pour ainsi lancer de nouvelles offensives qui auraient pu changer l'issue de la guerre.
J'ai fait ce que j'ai pu pour avertir nos forces et alerter Washington mais ils ne voulaient pas m'écouter. Le général Eisenhower a envoyé une équipe spéciale composée de ses meilleurs hommes pour m'accompagner vers le nord dans le but d'utiliser ma force comme fer de lance en vu du Jour J. J'étais donc là, fixant les yeux de ses soldats qui étaient déterminés à m'évacuer d'Afrique du Nord mais je n'étais pas prêt à quitter...

On retrouve le narrateur, le Capitaine America face à une mur de brique avec un trou dedans. Il parle aux troupes venues l'évacuer.

CAPITAINE AMERICA
- Je ne suis pas prêt à quitter les gars; j'ai encore du travail à faire et j'ai besoin de votre aide. Les Nazis seront ici d'ici quelques heures et ce village, et tout le reste de cette région, vont bientôt se faire écrapoutir.

UN SOLDAT
- J'ai pas le goût de me batte pour les noirs !

CAPITAINE AMERICA
- J'ai averti les anglais mais ils sont trop occupés à se battre avec les italiens et ils sont à deux journées d'ici. Le temps qu'ils nous rejoignent, il ne restera plus rien.

UN AUTRE SOLDAT
- On veut pas se batte pour les noirs !

CAPITAINE AMERICA
- Les généraux Rommel et Guderian ont plusieurs divisions de panzers tigres et ce qu'ils manquent en nombre de troupes de méchants Nazis sont compensés par leur nouvelle et redoutable force de frappe (genre).
(pointant vers quelque part)
- Maintenant, on peut commencer en déplaçant ce canon anti-char vers ce rocher et ensuite nous allons...

UN SOLDAT
(interrompant le Capitaine America)
- En tout cas les filles françaises sont pas mal plus belles que ces chiennes... de faces... de singes... de maudites femmes laides. Pas vrai les gars ?

CAPITAINE AMERICA
(pour détendre l'atmosphère)
- Je ne sais pas pour vous, mais moi j'ai vu beaucoup de belles filles africaines. Je crois que vous êtes juste intimidés; parce que les filles ici sont plus "comme" des femmes.
(en serrant le point)
- Elle sont fortes.
(en pointant le soldat raciste)
- Et je crois que t'as juste peur qu'elle te force à faire cuire le souper et qu'elle te jette sur le lit après !

Les soldats se mettent à rire à l'unisson.

CAPITAINE AMERICA
- Bon écoutez; tout le monde écoutez...

UN SUPÉRIEUR
(hors champ)
- Capitaine vous avez vos ordres. (Inaudible) Où devrais-je vous appeler Rabitt (euh..) Roger? (!??)

CAPITAINE AMERICA
- Je sais qu'on vous a tous expliqué ce que je suis, mais vous ne savez pas QUI je suis. Je suis plus qu'un soldat et je ne suis pas une machine. Avant de joindre l'armée, j'étais comme la plupart des gens en Afrique du Nord. J'étais un véritable gringalet. Ils disaient que j'étais inapte à servir mon pays. Je sais ce qu'on ressent quand on est traité comme un misérable crève-la-faim. Je me souviens dans les rues de Manhattan; je me tenais... avec des trous dans mes souliers... avec un estomac vide... et j'ai regardé là bas dans la rue et j'ai vu le recruteur passer devant moi. Alors que les rumeurs au sujet du III ième Reich d'Adolf Hitler se propageait, je voulais faire être un des leurs; je voulais être un soldat, pour servir mon pays, pour combattre les Nazis.

La foule écoute en silence.

CAPITAINE AMERICA
- Au début de cette guerre, je combattais seulement pour mon pays. Mais, jour après jour, j'ai réalisé progressivement que je combattais pour beaucoup plus que cela; et pour tellement de bonnes gences de différentes nations. Je suis fier de dire que j'ai combattu aux côtés des français, des africains, et mêmes des russes pour ne nommer que ceux-là. Et je vous le dis, ces hommes sont des hommes d'honneurs. Quand nous faisions face aux tirs nourris de l'ennemi et que nous regardions sur nos flancs, nous ne voyions pas de drapeau, ni de couleur de peau; nous voyions seulement nos frères d'armes.

SOLDAT
- (Inaudible) negro-lover ? T'es pas le Capitaine America !

CAPITAINE AMERICA
- Je SUIS le Capitaine America.

Le Capitaine America fait des moulinets avec son bouclier magique et le dépose par terre.

LA FOULE
- Hey. Wo. wo. wo.

CAPITAINE AMERICA
- Mais je ne laisse pas les couleurs de ce drapeau me définir. Je suis plus qu'un soldat, je suis un individu qui se bat pour ce qui juste et pas seulement pour ce qui est bleu, blanc et rouge. J'aime et je respecte mon pays mais je ne serai pas forcé de suivre aveuglément les leaders de mon pays quand c'est au détriment de mon honneur en tant qu'homme. Je me bat pour chaque homme, femme et enfant qui ont en eux la fibre même de l'Amérique. La passion pour l'amour, pour la vie, pour la liberté et la justice vibre à travers tellement de millions de bonnes gences partout à travers le monde. Et j'ai été mis en contact, ici en Afrique du Nord, avec certaines des personnes les plus formidables qui ne demandent RIEN et travaillent
(en serrant les poings)
pour TOUT ce qu'ils ont.
(continuant)
Ce sont des gences comme ça qui incarnent ce que notre pays représente.

UN SOLDAT
- J'ai pas envie de me batte pour ces sales nègres-là.

LA FOULE
- Boo, boo, boo

UN AUTRE SOLDAT
- Maudit discours poche.

Images contemporaines d'Africains mourant de faim sur fond de musique dramatique. Zoom in sur le visage puis le bouclier magique du Capitaine America.

CAPITAINE AMERICA
- La différence des couleurs de nos peaux et les langues de nos voix sont simplement les expressions culturelles de comment qu'on a été élevé. Sommes-nous si superficiel qu'ils nous est impossible de juger un individu autrement que par son apparence ? Regardez plus profondément, regardez dans les yeux de ces bonnes gences et puis regardez-vous dans un miroir. Nous sommes tous les mêmes à l'intérieur ! À l'intérieur nous partageons tous tellement des mêmes espoirs, rêves et désirs de libertés. Nous sommes tous connectés comme être humain; et même notre pays, l'Amérique elle-même, est composé d'une très grande multitude de...
(cherchant ses mots)
...anglais ...allemand ...canadiens ...africains ...mexicains, indiens et plus encore !
(réalisant l'importance de la situation)
Ce n'est pas la guerre de l'Amérique, c'est la guerre mondiale !
(pause)
Regardant ici...
(pointant le sol)
...ici et maintenant...
(continuant)
...vers vous tous, je vois fièrement chacun de mes frères. Je vois certains des plusses meilleurs maudits bons soldats de toute la terre. Rien, rien dans ce monde ne me donnerait plus de fierté dans mon cœur que de me battre avec vous. Et ce serait le plus grand honneur de mourir, à vos côtés, pendant la bataille; ne serait-ce que pour s'approcher d'un seul petit pouce supplémentaire de la victoire dans cette guerre que nous combattons tous. Nous ne représentons pas seulement notre pays de l'Amérique; nous représentons nos amis et familles également. Les gars, je veux que vous vous posiez cette question : "Croyez-vous que vos familles seraient fier de vous si elles apprenaient que vous avez laissé toutes ces bonnes gences, tous ces villages mourir alors que vous aviez la chance de les sauver ?" Je ne juge pas une homme selon l'ardeur avec laquelle il se bat, mais plutôt selon la cause pour laquelle il le fait.

L'heure est solennelle. La foule écoute maintenant presque religieusement.

CAPITAINE AMERICA
- Quand je me bat, je me souviens du temps où j'étais un gringalet, incapable de me défendre, lorsqu'il semblait que tous me regardais avec mépris; et je prend ce souvenir de vouloir me battre, de vouloir être fort, de vouloir être un leader. Et je canalise tous ces sentiments dans cette force...
(mettant ses sentiments à nu)
Voilà ce qui fait de moi ce que je suis, les gars; pas ce corps que vous voyez ici.
(frappant l'étoile qu'il porte sur son thorax)
Voilà. VOILÀ.
(continuant)
Voilà ce qu'il y a à l'intérieur de moi. Et c'est ce que j'entrevois également à l'intérieur de chacun d'entre vous ici maintenant. C'est ce feu du guerrier qui brûle à l'intérieur de nous tellement fort, qu'il nous pousse à combattre pour ce qui est juste. De donner tout ce que vous avez pour faire une différence. Puisez au plus profond de vous-même les gars et harnacher ce sentiment. Agrippez-vous à lui solidement et enveloppez-vous à l'intérieur de lui et battez-vous avec moi.
(pointant le sol)
Battez-vous avec moi ICI.
(continuant)
Ensemble, nous pouvons aider ces bonnes gences et stopper la nouvelle offensive d'Hitler. Et ensuite, laissez-moi vous dire, nous allons partir et nous allons reprendre la France. Et ensuite, nous allons foncer au cœur même de Berlin et nous allons expédier Hitler et les Nazis vers un aller simple pour l'enfer en les écrasant. Montrons à ces bonnes gences ce que les États-Unis sont tout au sujet de.

Le Capitaine America se retire derrière son bouclier magique qui est toujours par terre. Il prend possession du bouclier magique et s'adresse une dernière fois aux troupes.

CAPITAINE AMERICA
- Soldats américains !

Le Capitaine America soulève son bouclier magique.

CAPITAINE AMERICA
- RASSEMBLEZ-VOUS !

Images d'archives des forces américaines qui passent à l'attaque.

NARRATEUR
- Nous avons éventuellement gagné la bataille ou cours des jours suivants et les Nazis ont dû retraiter. Durant les combats, mes frères d'armes m'ont démontré que même à l'inférieur des cœurs les plus endurcis, existe le désir de faire ce qui est bon et ce qui juste.

Images d'archives africaines remplies d'espoir.

NARRATEUR
- Nous avons tous fait un pas audacieux ce jour-là dans un chemin qui, aujourd'hui encore, est parcouru par de courageuses et incroyables bonnes gences. D'aussi loin que nous sommes venus dans ce monde, il y a encore tellement de chemin à parcourir. Et c'est mon espoir que lorsque vous ferai face à l'adversité dans votre propre vie, vous allez saisir le moment, et laisser votre cœur vous guider avec.



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